Dans ma boulimie de lecture, j’ai découvert une belle définition du coaching par Christiane Singer. Je vous l’offre en cadeau :
Ce ne sont pas des contenus qu’il faut transmettre. 
Les Dieux se rient de nos théories. C’est une manière intense d’être. 
Ce qui manque le plus à notre vie d’aujourd’hui,  c’est cette intensité surgie de l’intérieur. 
C’est dans la rencontre de personnes vivantes qu’on en donne le goût. 
Chacun est dans une telle richesse !  Mais il faut que cette richesse soit réveillée. 
La transmission, c’est cette attention portée à un autre  qui fait qu’en lui surgit le meilleur de lui-même.

En cette période de préparation à un nouvel examen de coaching, je prends plaisir à revisiter les définitions de notre métier. 

Comme je l’évoquais lors de mes débuts, je suis passée d’un métier quasiment inconnu du grand public, Actuaire, à un métier très souvent connu et toujours avec une définition différente. 

J’ai affiné en 20 ans la définition d’un actuaire pour que chaque génération puisse le rapprocher de concepts connus. J’ai fait l’exercice avec mes parents, puis mes enfants et même des amis qui parfois animés par une profonde affection hochaient de la tête et me laissaient croire que mes explications étaient très claires 😉

Seuls les clients, internes quand j’étais en entreprise et externes quand j’étais dans l’audit et le conseil savaient exactement ce qu’ils pouvaient attendre de nous…quoique souvent ils profitaient de l’aura du métier dans l’assurance pour nous demander bien au delà de l’expertise actuarielle. 

En coaching, souvent les personnes ont une idée de ce qu’est un coach. Ma contribution dans la définition du métier consiste à faire valoir ce en quoi je crois : la puissance de l’écoute entièrement dédiée et la pertinence d’une rare question qui créé le silence de mon interlocuteur. 

Cela semble tellement simple, tellement peu, que certains aiment y rajouter des outils, des tests, des méthodes…cela rassure, et le client, et le coach. Notre esprit rationnel est content de savoir que le processus de coaching n’est pas simplement issus de l’émergence de la situation.

Moi même je me surprends parfois à avoir recours à ces artifices pour ne pas laisser le silence prendre trop de place. Je le regrette. 

Parfois même, mes 15 années de consultante prennent le dessus et je crois bon de diffuser un conseil ou deux pour ne pas laisser mon client dans l’embarras. Je le regrette aussi.

Mon pur plaisir est quand je reste à ma place de coach, c’est à dire en position basse (le client est suffisamment motivé pour lire les conseils dont il a besoin), dans une écoute totalement dédiée (et non polluée par ce que j’en pense, ce que je sais de la situation…) et qu’au travers de quelques questions que je pose, mon client prend le temps de la réflexion silencieuse pour voir en quoi cette question lui apporte un autre point de vue, un autre schéma de réflexion. 

Un client me dit alors, vous offrez de véritables graines à cultiver quand d’autres m’ont tendu des bouquets de fleurs qui se fanent avec le temps, un autre parle du challenge de ses réflexions. Le coaching a permis à l’une de prendre une nouvelle posture plus alignée avec elle même et le poste qu’elle venait de prendre et à un autre d’être plus en accord avec son comportement de dirigeant. 

Tous ceux qui me croisent continuent de me dire que j’ai vraiment l’air passionnée par mon métier et je le suis. C’est un travail de tous les jours où à la fin de chaque séance j’applique ce que je pose comme question régulièrement à mes clients : comment pourrais je faire différemment une prochaine fois?

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