Cette phrase pourrait être une caricature d’une partie de notre société aujourd’hui. 

Qui n’a pas de connaissances sur un sujet pourrait vite paraître inexistant au sein d’un groupe où est valorisée la connaissance. 

On peut comprendre qu’il est plus intéressant d’échanger nos idées avec des hommes instruits qu’avec des personnes ignorantes. Quoi que parfois, l’innocence des questions du débutant nous font plus progresser que les semblants de questions posées par un auditoire désirant prouver son niveau de connaissance du sujet. Je pense ici à quelques clients qui me partagent la lassitude d’intervenir dans des conférences professionnelles où une grande partie des questions posées ne sont pas des vraies questions…

Comme apprendre est une des trois sources de motivation intrinsèques de l’homme, on préférera donc généralement s’entretenir avec des sachants. 

Ce n’est donc pas tellement cela le propos de cette newsletter 😉 

Ce qui m’importe aujourd’hui est de challenger cette phrase avec celle qui dirait « je fais donc je suis »

Nombre de clients qui viennent en coaching savent…

Ils savent comment manager, ils savent comment mener des réunions efficaces, ils savent comment fixer des objectifs…et ce dont ils ont besoin maintenant c’est de faire !

D’autres savent qu’ils veulent une évolution de poste, ils savent quel est le réseau qu’ils doivent activer, ils savent ce qu’ils ne veulent plus faire…reste à passer à l’action !

Parfois il y a un petit bout qu’ils ne savent pas :

Ils savent qu’ils veulent changer de job mais ils ne savent pas pour quoi faire…

Ils savent qu’ils veulent communiquer différemment mais ils ne savent pas quelles sont les méthodes.

Ils savent qu’ils veulent gagner en assertivité mais ils ne savent pas comment…

Alors on utilise les premières séances pour aller chercher leurs idées, leurs savoir faire, leurs expériences. De temps en temps ils vont aussi chercher des méthodes dans les livres. 

Et on passe ensuite à la phase d’expérimentation. 

La vraie difficulté n’est pas dans le savoir mais dans la mise en œuvre. Et cela est d’autant plus difficile que dans un monde où l’on souhaite des résultats rapides, il faudra parfois être patients, avoir un entraînement régulier et prolongé. 

Changer se fait souvent progressivement. 

Rappelez-vous le temps que cela vous a pris pour jouer un morceau de piano ou quel était votre niveau d’anglais en 3eme. 

L’entraînement de l’esprit et des comportements fait partie des exercices entre les séances de coaching pour « rôder » ce que l’on veut faire différemment. 

Ainsi je dis souvent qu’à partir d’un certain temps on sait beaucoup de choses, parfois même beaucoup plus que ce que l’on pense savoir (grâce aux facultés secrètes de notre cerveau )…reste à les mettre en pratique. 

Quel est la prochaine action que vous allez mettre en place un peu chaque jour?

Édouard, 45 ans, souhaite mieux gérer son temps pour donner plus de priorités à son équipe. 

Rapidement nous avons conclu ensemble qu’il connaissait toutes les techniques d’optimisation et de gestion du temps. Restait à mettre en pratique. À définir les premiers pas, à se donner des objectifs ambitieux et réalistes, à mesurer son avancée et ses progrès, à accepter les périodes de retour en arrière, à vérifier régulièrement que sa décision restait bien prioritaire au milieu de l’ensemble des événements quotidiens plus urgents les uns que les autres. 

Persévérant, motivé et économe, Edouard a pu atteindre son objectif au bout de 5 séances !

Je viens cette semaine d’avoir de ses nouvelles où il m’écrit :  » voilà 18 mois que ma gestion du temps est stabilisée et que je tiens l’ensemble de mes réunions avec mes équipes! Je viens d’apprendre que je prenais la direction générale adjointe du groupe, voilà un nouveau challenge pour mettre à l’épreuve ma gestion du temps! La vie se charge de nous fournir les terrains d’expérimentation 🙂 « 

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